13 après deux éditions légendaires, l'évènement le plus attendu du monde du tatouage n'a pas changé d'ambition : Réunir les meilleurs tatoueurs de la planète le temps d'un week-end. Loin d'un simple remake de 1999 et 2000, cette saison 3 du Mondial du Tatouage rassemblait à juste dose les ingrédients d'une manifestation mémorable...
Si l'équipe a changé, Tin-tin (Tin-tin Tatouages, Paris) a su s'entourer à nouveau des bonnes personnes avec, en première ligne, Piero (La Cour des Miracles, Toulouse). Les deux compères étaient assistés et portés par une fantastique bande de régisseurs et de techniciens, dont Miweille, Arno et Caïman pour ne citer qu'eux. Suivaient avec un dévouement sans faille les nombreuses petites mains qui se sont activées sans relâche auprès du public et des artistes, mais aussi dans l'ombre des coulisses.
On nous avait mis en bouche avec une seule et unique, mais ô combien flamboyante affiche de l'espagnol Jee Sayalero, et deux teasers cocasses mettant en scène Lucienne Moreau, impayable mamie du Petit Journal... Au final, plus de 30 heures de tatouage exclusivement ponctuées des incontournables concours quotidiens et de quatre concerts exceptionnels : Burning Heads, Les Producteurs de Porc (groupe officiel de Groland), Thompson Beat et Béatrice Demi Mondaine.
Les chanceux qui peuvent se vanter d'avoir assisté aux éditions de 1999 et 2000 ont pu retrouver à la fois les artistes les plus célèbres du moment, les « anciens » toujours au top, ainsi que la dernière génération de tatoueurs, issue des quatre coins du monde, et dont le talent époustouflant sait trouver son inspiration dans la culture traditionnelle du tatouage comme dans les sources les plus inattendues des arts et des médias.
Difficile de citer objectivement les artistes les plus représentatifs de la place, mais les amateurs ont se sont notamment rués vers les stands de la famille Leu, Paul Booth, Borneo Head Hunters, Hening Jorgensen, Hide Ichibay, Jondix, Simone et Volko du Buena Vista Club, Alex Reinke, Manu Badet, Hanky Panky (et son renaissant Amsterdam Tattoo Museum), Robert Hernandez... Ou encore de Turf One, non tatoueur mais jeune peintre à la renommée déjà bien méritée !
On note au passage qu'une des conditions d'admission des tatoueurs français était, outre le talent, d'être membre du SNAT (Syndicat National des Artistes Tatoueurs) : Une évidence pour Tin-tin, président du syndicat français qui a sauvé l'existence des conventions en France. C'est ainsi qu'il a naturellement confié la gestion sanitaire de l'événement au pointilleux Olivier de Corpstech, dont l'expérience du terrain des conventions est unique.
Au final, la recette a parfaitement fonctionné puisque 15000 personnes ont foulé le hall du 104 au cours des trois jours, avec un nombre impressionnant de médias d'horizons variés, de portée nationale et internationale (Revue de presse ici prochainement !).
Sondés à la sortie du 104 le dimanche soir, tatoueurs et tatoués semblaient sur un nuage, les yeux fatigués mais pétillants d'une joie difficile à décrire. Tous les tatoueurs présents confirment qu'ils ont eu la convention qu'ils attendaient depuis 13 longues années... Le public ne s'est pas non plus tari d'éloges durant les jours suivant, via les réseaux sociaux ou par les innombrables messages envoyés aux organisateurs, et semblent traduire la difficulté de chacun à redescendre de son nuage... L'authenticité de ce Mondial en fait un événement incomparable : Tout le monde attend une 4ème édition pour 2014... Dans un nouveau lieu surprenant peut-être ?!
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